....."Mais rendre la lumière
Suppose d'ombre une morne moitié"
paul valéry
De même je suis déjà mal pas venue en Ligurie,c'était mon passage justement de cette Provence où j'allais jusqu'à mon Friuli obsessionnnel. On s'arrêtait parfois
là,des hôtels de bord de mer , des villages perchés.
On sait que j'adore aller à l'hôtel,je crois que je pourrais vivre comme ça, perpétuelle nomade, dans des lieux à la fois terriblement communs- je veux dire à tous, à personne, et des chambres
tout le temps différentes... avec mon chat et mes milliers de bagages!
donc LIGURIE: l'endroit sent le calamar grillé, l'huile solaire bon marché, la mer... c'est à deux pas de la frontière et on a l'impression d'être déjà
LOIN... les cris qui fusent ne laissent aucun doute sur l'identité "andreaaaaaaaaaaa, vieni quaaaa" crie la mamma d'une voix cassée. C'est la passegiata à 18h, on suce des glaces et les vespas
tournent , pétaradant leur fierté de gominés... la cité balnéaire n'est pas vraiment jolie, un mélange de ce faste du début du siècle (dernier) , style riviera avec profusion de fleurs et
tourisme populaire de masse entre les années 50 et 70, des fiat 500 et des familles. Une architecture donc assez disparate, de très belles demeures, une église mignonne (où je traînais ma
langueur de fin de journée).
l'hotel en soi est un mythe: on s'attend à croiser Sofia Loren dans les couloirs, au bras de Marcello, clope au bec et nonchalant, geste d'homme, et elle en robe rouge.
J'adore cette ambiance surannée, ex luxueuse probablement, encore soignée dans la gentillesse du personnel. Y 'a des couples de personnes âgées qui mangent en tenue chic devant une vue
splendide,dans des tintements de verre et des conversations étouffées.
Evidemment je grignote sur la terrasse, les yeux au ciel. il mare ovunque.
vue pleine mer, décidément je suis gâtée
et le wifi!!
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