premier matin où
J'AI LE TEMPS depuis.. depuis combien de semaines déjà???
je me lève aux aurores avec un sentiment de volupté qui n'a rien à voir avec la paresse mais plutôt avec la jubilation.
Je n'ai RIEN à faire, enfin si des milliers de choses encore (l'appart est sens dessus dessous) et le courier en souffrance et.. et.. et..
mais je regarde ces activités comme de la dilettante finalement et surtout sans CHRONOMETRAGE, je me rends compte que cette année tout était organisé à l'heure près et que je me suis accordée peu
de loisirs, en somme. On va me dire que le travail intensif et la suractivité (je m'impose aussi physiquement des marches quotidiennes et diverses contraintes) cache un VIDE évident, je n'en suis
pas certaine (pourquoi pas?) -je suis de toute façon assez pénible avec une énergie débordante dont parfois je ne sais trop que faire-
Et qui si elle n'est pas brûlée, se retourne contre moi.
Bref, maintenant , n'étaient ces deux jours intensifs de correction à Nice -mais j'aime ces ambiances studieuses, surchauffées et "différentes"... Le fait de venir de Corse nous donne un statut
particulier qui oscille entre exotisme et exaspération. Visiblement c'est une "origine " qui ne laisse pas indifférent. Je comprends, j'aime bien la Corse et ses ambiguités que je ne capte pas
toujours très bien au demeurant, et c'est particulier d'habiter ici. Je crains désormais d'être terriblement attachée, de ne pouvoir m'en aller avec légèreté, Je veux dire
définitivement. Mes tentatives de l'an dernier étaient , je le sens, comme un essai -vain- avant de ne plus pouvoir partir. Même moi je rêve de me sédentariser? entre l'île étrange
et mon Friuli perdu? La double identité serait méditerranéenne. Même si mon vrai royaume est italien et qu'ici , au passage , on vous fait souvent bien remarquer que vous venez d'ailleurs.
Personnellement je m'en cogne, je n'ai pas honte , je ne joue pas la carte de l'intégration et affiche volontiers mes différences. La plus notable selon moi (mais n'est-ce pas très
personnel?) est liée au SILENCE, les insulaires, ce n'est pas un mythe et il n'y a qu'à se pencher sur la littérature locale, sont secrets et silencieux, en général , en tout cas sur leur intimité
et leurs activités. Et moi je verbalise assez clairement tout, faisant office de pavé dans la mare parfois. Je n'ai aucune propension au côté taciturne (non qu'ils soient tous taciturnes loin de
là, moins exubérants c'est évident!).
tout ça pour dire, que je suis preque en VACANCES et quer c'est l'endroit idéal (nonobstant les méduses, les plages polluées et les touristes qui commencent l'anvahissement) et que j'aime la Corse,
plus que jamais.
Et encore plus quand je la quitte , forcément.