Dimanche 8 juin 2008

ail

par flo
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Dimanche 8 juin 2008
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Dimanche 8 juin 2008
(ET TOI, QUI ES-TU ?)

S
erti par des racines d’héliotropes blancs et mauves, un échange ― aux confins du désir :
― Que regardes-tu ?
― Le dais d’ombre par-dessus les pliures de la mémoire.
― Que vois-tu ?
― Rien. La nuit. Une citadelle. Un pont de pierre. Des fougères orange ou jaunes le long d’un chemin. Le ciel violet du couchant. L’erg silencieux. Une très grande tristesse. Ta solitude. La mienne. Rien. La nuit.
― Comment est la nuit ?
― Claustrée, butinée par les abeilles.
― Et la citadelle ?
― Désertée.
― Et le pont de pierre ?
― Ouvert de part en part, délié du présent par la mortelle blessure.
― Et les fougères ?
― En javelles, fauchées par des grêlons de miel.
― Et le couchant, le ciel violet ?
― Et l’erg silencieux ?
― Sans cesse mouvant quoique immuable ?
― Et la très grande tristesse ?
― Amnésique, repliée sur elle-même, en boule.
― Et ma solitude ?
― Semblable à la mienne.
― Et la tienne ?
― Sans égale.
― (Et toi, qui es-tu ?
― La question à laquelle ni toi ni moi ne pouvons répondre.)

Julien Bosc, Je n’ai pas le droit d’en parler,
par flo
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Dimanche 8 juin 2008

C’è un uomo, in questa locanda,che ha un buffo nome e studia dove finisce il mare. In questi giorni, mentre ti aspettavo, gli ho raccontato di noi e di come avessi paura del tuo arrivo e insieme voglia che tu arrivassi. E’ un uomo buono e paziente. Mi stava ad ascoltare. E un giorno mi ha detto : “Scrivetegli”. Lui dice che scrivere a qualcuno è l’unico modo di aspettarlo senza farsi del male. E io ti ho scritto. Tutto quello che ho dentro di me l’ho messo in questa lettera. Lui dice, l’uomo col nome buffo, che tu capirai. Dice che la leggerai, poi uscirai sulla spiaggia e camminando sulla riva del mare ripenserai a tutto, e capirai. Durerà un’ora o un giorno, non importa. Ma alla fine tornerai alla locanda. Lui dice che salirai le scale,aprirai la mia  porta e senza dirmi nulla mi prenderai tra le braccia e mi bacerai.

Lo so che sembra sciocco,ma vorrei succedesse davvero. E’ un bel modo di perdersi, uno nelle braccia dell’altra.

Niente potrà rubarmi il ricordo di quando,con tutta me stessa,ero la…

 

tua Ann.

(alessandro baricco, oceano mare)

par flo
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Dimanche 8 juin 2008
Extrait : "C'est incroyable, je me suis dit, les idées stupides qui vous traversent la tête, pour peu qu'on laisse un peu son esprit vagabonder, comme un jeune chien auquel on retire sa laisse. Si je parvenais, par je ne sais quel procédé, à canaliser et à transformer en énergie toutes ces pensées inutiles qui s'entrechoquent et s'échauffent dans ma tête, je pourrais sans doute faire tourner des turbines, produire de l'électricité. Assez, j'en suis sûr, pour éclairer toute une ville. C'est une idée qui méritait peut-être d'être creusée d'ailleurs. Je me suis mis à y réfléchir plus sérieusement, du coup, en me livrant, comme ça, à la louche, à ce qu'on pourrait appeler une sorte d'étude de faisabilité." joel egloff
par flo
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